Bientôt la programmation du mise en bouche #8 qui se déroulera en septembre 2018

FESTIVAL MISE EN BOUCHE 2016.

 

ATTENTION :
COMPLET POUR VENDREDI 10 / LUNDI 13 / MARDI 14 JUIN

DU 10 AU 23 JUIN.
En ouverture les 10, 11, 13, 14 Juin – 20h00 et le 12 Juin – 15h00 – HAMLET – C’est mal, et rien de bon n’en sortira.
Puis 8 maquettes proposées par la promotion #5 les 16, 17 Juin à 20h00, les 19, 20 Juin à 20h00 et les 22, 23 Juin à 20h00.
Réservation obligatoire

 

“HAMLET. C’est mal, et rien de bon n’en sortira.” - Les 10, 11, 13, 14 Juin - 20h00 et le 12 Juin - 15h00

Travail de fin d’année dirigé par Maxime Franzetti.

Pourquoi Hamlet n’agit il pas ? Sa folie est elle feinte ou véritable, ou les deux à la fois ? Gertrude est elle complice du meurtre de son époux ? Hamlet aime il Ophélie ? La mort d’Ophélie est elle suicidaire ? Le spectre est il égoïste ? Ne suis-je que le bras armé d’une vengeance ? Et moi, quel Hamlet suis-je ? ETRE OU NE PAS ?

Pendant deux mois et demi nous avons « autopsié » la pièce de Shakespeare, isolé les thématiques, travaillé des matières textuelles annexes, élargit le champ de recherche, écrit, décortiqué, inventé, créé des images…
Au total plus de 6 heures de matière exploitable. Nous vous en livrons une partie, celle qui nous semble la plus cohérente : un cheminement à travers la pièce Hamlet, singulier et subjectif.

La tragédie d’Hamlet est un miroir tendu au public, nous ne voulons pas montrer un sens mais interroger le sens, interroger l’interprétation, le temps, les formes théâtrales, l’écriture scénique pour nous poser ensemble la question ultime : Quoi faire de notre « royaume pourri » ?

Avec la promotion #6 :
Claire Aimard, Sara Baudry, Julien Bizart, Rémy Bouchinet, Maud Buckenmeyer, Samir Chiguer, Morgane Deligny, Lola Edel Roy, Amandine Fluet, Léopold Faurisson, Safia Hammideche, Samuel Jarry, Nama Keita, Océane Manizan, Nicolas Perrochet, Alicia Rousseau, Elsa Toro, Jeanne Spaeter et Oscar Temkine.

Textes autour de la création – Hamlet – C’est mal, et rien de bon n’en sortira.
Antonin Artaud – Suppôts et supplications – Pour en finir avec le jugement de Dieu / Howard Barker – Gertrude (Le cri) / Eschyle – Agamemnon – Les Choéphores / Saxo Grammaticus – La geste des Danois / Peter Handke – Introspection / Bernard-Marie Koltès – Le jour des meurtres dans l’histoire d’Hamlet / Angelica Liddell – L’Année de Richard – La maison de la Force / Vincent Macaigne – Au moins j’aurai laissé un beau cadavre / Pierre Meunier – La bobine de Ruhmkroff (suivi de) sexe et tremblements / Philippe Minyana – La petite dans la Forêt profonde / Gérard Mordillat – Comme un joueur – Hamlet le Vrai / Wajdi Mouawad – Ciel / Heiner Müller – Hamlet Machine – Manuscrit de Hamlet Machine / Alfred de Musset – Lorenzaccio / Fernando Pessoa – Faust / Joël Pommerat – Je tremble / Falk Richter – Je suis Fassbinder / W. Shakespeare – Hamlet – Comme il vous plaira – La nuit des Rois – Macbeth / August Strindberg – Mademoiselle Julie / Eschyle / Voltaire – Candide.
Ecritures Personnelles
Jeanne Spaeter – Je suis la femme de… / Rémy Bouchinet – Les Jusquiames / Julien Bizarre – Je vais le buter

Réservation obligatoire

“8 MAQUETTES”

Ces maquettes valident la fin du cursus des année 2 elles sont donc du début du processus à la présentation entièrement à la charge des « élèves » après validation par un jury de professionnels.
Les ébauches durent 30 minutes chacune, il y a 3 maquettes par dates.

• 16 et 17 Juin – 20h00 – L’aveuglement / Je ne suis personne // Sur l’immobilité du retour de l’homme
• 19 et 20 Juin – 20h00 – J’ai voulu pousser la terre / stop the tempo // Notre faille spatio-temporelle
• 22 et 23 Juin – 20h00 – Alba/Nocturne // Les adieux

 

 

L’AVEUGLEMENT

D’après le roman de José Saramago
Adaptation et Mise en scène : Hélène Lacroix
Assistant mise en scène: Hugo Lecuit
Distribution : Hugo Bachelard, Marine Colard, Romain Gneouchev, Margaux Hecht, Hélène Lacroix, Guillermo Mariscal
Création sonore: Marine Colard
Technique: Hugo Lecuit
Résumé: Un homme, assis au volant de sa voiture, attend à un feu rouge. Soudain, il perd la vue. Mais sa cécité n’est pas noire, lui ne voit plus qu’une grande « mer de lait ». Un blanc lumineux lui bouche la vue. C’est le début d’une épidémie fulgurante qui se répand au niveau mondiale. Le gouvernement prend des mesures sanitaires rapides: les premières personnes touchées par ce mal blanc sont mises en quarantaine dans un asile désaffecté.
L’Aveuglement se propose d’être une parabole sur ce grand besoin qu’a notre humanité d’aller vers plus de lucidité. Il s’agit de faire voir et sentir cette descente aux enfers des humains, cette épreuve à laquelle les hommes sont soumis pour recouvrer la vue. Et sur un plateau de théâtre, qu’est-ce que l’aveuglement ? Le comédien sans regard, que devient-il ? Et son corps ? Donner à voir sans voir soi-même, mais le sentir, le percevoir par tous ses autres sens décuplés.

 

 

JE NE SUIS PERSONNE

Soliloques de Jean-Pierre SIMEON
Mise en scène et lumières : Romain Gneouchev
Avec Katia Grau
Sur une idée originale de Katia Grau

(Re)donner une voix aux exclus de ce monde, à ceux que l’on stigmatise et qui souffrent d’un sentiment d’isolement, d’abandon, de solitude morale.
« Quelle légitimité pour moi de parler des pauvres, des SDF, moi, le bourgeois bien dans ses biens ?» dira Jean Pierre Siméon lors d’une interview. Comment parler de ces gens ? « Ces gens », cette appellation porte en elle-même une dimension avilissante. Essayer, à travers le théâtre, de redonner l’humanité qui leur est dérobé au quotidien, à ces gens-là.
« Nous portons tous en nous la déréliction du SDF, nous sommes tous quelque part des êtres perdus, troués, nous sommes tous à un moment, les déshérités de la vie. »
Une « langue sans ornement, qui porte en elle un rythme, non pas le rythme de la parole ordinaire du SDF mais le rythme très profond, très intérieur de toute perte humaine, une langue qui abandonne ce qui rassure, une langue qui est émiettée mais qui a aussi ses élans, qui a encore ses points d’appui et qui a ses apnées »
Pauvreté et désir. Pauvreté de la langue qui se sait ne pas suffire. Désir de parler quand même, dire quand même, malgré les manquements du langage, malgré l’ineffable : parler. Parler, parler pour être entendu, d’abord ; pour être reconnu, éventuellement ; pour être aimé, qui sait ?
Pas d’histoire racontée. Une seule actrice pour endosser des fragments d’existence, pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, ceux qu’on évite du regard quand on les croise, pour donner chair à une langue qui ne prendra sens qu’en votre présence.

 

 

SUR L’IMMOBILITÉ DU RETOUR DE L’HOMME
Texte et mise en scène : Romain Gneouchev
Avec : Lou Bernard-Baille, Margaux Hecht, Hugo Lecuit, Guillermo Mariscal et Clémence Ribéreau
Régisseur : Romain Gneouchev

L’histoire est simple, un jeune homme de vingt-quatre ans, revient dans la maison familiale. Il y a trois ans, il partait avec un sac à dos, quittait un climat familial étouffant, démarrait sa fuite qui terminera là où elle a commencé, la maison. Il se trouve alors face à quatre visages, quatre corps, quatre faces changées, inconnues, et quatre regards, mais ceux là, il les connait.
Un jeune homme revient et on le regarde comme si il n’était jamais parti. Est-il vraiment parti ? Oui, ça nul ne l’en fera douter, à moins que – ; a-t-il quelque chose à leur dire ? à ces étrangers qu’il connait trop bien. Que voulait-il leur dire ? Il ne le sait plus. Il l’a crié. L’a-t-il crié ? Il ne le sait plus. Pourquoi est-il parti ? Pourquoi est-ce que ce jeune homme est revenu en ce jour précis ? Est-il vraiment revenu ?

D’ou vient chez l’Homme ce besoin de réciter ?

Partir à la recherche des mots qui rendront audible la complexité des rapports familiaux. Partir à la recherche de cette langue de l’impact, de la friction. A l’aide du thème, des éléments de langages des acteurs pour, et avec qui j’écris : trouver ce qui résonne, en eux, dans la langue, cette matière en constante fuite.

 

 

J’AI VOULU POUSSER LA TERRE

Création de et avec Guillermo MARISCAL et Hugo LECUIT

Technique : Marine COLARD

Deux hommes traversent trois situations où l’équilibre leur échappe et où la chute est imminente.
Ils essaieront d’exister ensemble.
S’adapter à une réalité instable où tout peut tomber mais, en même temps, il faut tout tenir.
Ils exploreront la chute, dans le sens large du terme.
Les chaises tombent les corps tombent les mots tombent les façades tombent les bruits tombent les silences tombent les reproches tombent les mots d’excuse tombent les rancunes tombent l’amour tombe la haine tombe la nuit tombe.
L’homme se relève.

 

 

STOP THE TEMPO ! Gianina Càrbunariu
Partition pour trois comédiens

Metteuse en scène : Pauline REMOND

Distribution :
Hugo BACHELARD,Cécile BASSET,Clémence RIBEREAU.

Techniciens :
Romain GNEOUCHEV, Margaux HECHT.

Résumé/synopsis :
Quand on a 20 ans, comment trouver sa place ? Comment devenir ?
Stop the tempo ! propose un regard sur l’expérience de la vie à travers le prisme de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. C’est l’histoire de la fin d’un monde, de la fin d’un âge. Maria, Paula et Rolando, nés en Roumanie dans les années 80, sont happés par une société post-communiste placée sous le signe de la consommation et du toujours plus. Trois solitudes, au bord de l’implosion, peinent à trouver un sens à leur quotidien dans un système dans lequel elles ne se reconnaissent pas. Leur rencontre et leur démarche de s’attaquer aux lieux symboliques de la consommation en débranchant les plombs des boîtes de nuit, permettent d’apaiser un temps ce sentiment de vertige. La question qui les anime n’est pas de savoir si l’on a peur de mourir, mais si l’on a peur de vivre pour rien.
Je souhaitais proposer ici une variation sur la jeunesse, la recherche d’identité, l’espoir et la perte, comme expérience douloureuse mais peut-être aussi initiatique et nécessaire en chacun de nous.

 

 

NOTRE FAILLE SPATIO-TEMPORELLE
(Une famine temporelle moderne)

Metteuse en scène :
Marine Colard

Assistant à la dramaturgie :
Romain Gneouchev

Comédiens :

Hugo Bachelard, Cécile Basset, Lou Bernard-Baille, Marine Colard, Romain Gneouchev, Katia Grau, Margaux Hecht, Hélène Lacroix, Hugo Lecuit, Guillermo Mariscal, Pauline Remond, Clémence Ribéreau.

Technicien :
Valentin Maguy

Résumé/synopsis :
Avez-vous déjà réfléchi à ce que vous auriez le temps de faire pendant les 1 minutes 30 secondes de réchauffement de votre café au micro-onde ? Dans le monde d’aujourd’hui tout devient toujours plus rapide. L’expérience majeure de la modernité, selon le sociologue allemand Hartmut Rosa, est celle de l’accélération. Si l’on me demande, de quoi manques-tu le plus aujourd’hui ? Je répondrai « de temps ».

Dans la modernité, les acteurs sociaux ressentent de manière croissante qu’ils manquent de temps et qu’ils l’épuisent. Mais comment pouvons-nous mesurer le rythme de vie ? Ce projet expose notre famine temporelle collective, et interroge sur le plateau notre rapport intime au temps, en le prenant comme une matière première consommable.

« Pour moi le temps c’est vraiment un problème. J’en manque tout le temps. J’ai toujours l’impression que le temps est extensible, que j’ai plus de temps que ce que j’en ai réellement. Donc je passe mon temps à courir après le temps. J’ai tellement peur d’en manquer, que j’ai tendance à remplir mon temps au maximum, à le faire craquer, remplir mon agenda, du coup je suis à la bourre car ça me prend plus de temps que ce que je pensais.» – Katia

1min30 x 12 comédiens = 1080 secondes
1080 secondes / 60 = 18 minutes
+
4 minutes 5 secondes pour 3 actions supplémentaires
= 22,5 minutes

 

 

ALBA / NOCTURNE
Mise en scène : Guillermo Mariscal
Distribution : Margaux Hecht, Cecile Basset, Clémence Ribéreau, Helen Lacroix, Lou Bernard-Baille, Pauline Remond, Katia Grau, Marine Colard.
Technique : Hugo Lecuit

« Tu entends ce silence ? Eh bien, dans chacune de ces chambres, il y a une tempête. Le jour où elle éclatera, elle nous balaiera toutes »
Une chambre nocturne est le théâtre halluciné d’un groupe de sœurs obligé à porter le deuil après la mort de son père et de rester enfermé. Désir et rancune sont le papier peint de ces quatre murs qui se resserrent jusqu’à l’implosion.
PLEURE / IL PARAIT QU’ELLE ALLAIT LES SEINES NUS / JE VEUX ME MARIER AU BORD DE LA MER / LES MENTEUSES / ET QUE MON COEUR ÉCLATE COMME UNE GRENADE D’AMERTUME / SILENCIO
Tout est faux
Tout est vrai
La nuit.

Création à partir de « La maison de Bernarda Alba » de Federico Garcia Lorca

 

 

LES ADIEUX
Texte, mise en scène, scénographie : Hugo Bachelard
Avec
Hélène Lacroix : Antiochus
Margaux Hecht : Bérénice
Hugo Lecuit : Titus
Et
Marine Colard, Clémence Ribéreau, Guillermo Mariscal, Pauline Rémond, Cécile Basset, Romain Gneouchev, Lou Bernard-Baille, Katia Grau et Valentin Malguy
Création Lumière : Romain Gneouchev, Hugo Bachelard
Technique : Hugo Bachelard

« Que le jour recommence et que je jour finisse
Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice »
Racine, Bérénice, Acte IV scène 5

Bérénice et Titus doivent se séparer. Titus est empereur de Rome et il ne peut se marier avec une reine étrangère. Ils s’aiment mais doivent se soumettre à la raison d’état. Au centre du plateau, ils sont le cœur battant du spectacle, entièrement plongés l’un dans l’autre, ils sont l’image d’un amour rêver, éternel mais condamné malgré tout. Antiochus le roi de Commagène les aime aussi, il est le pont entre leur histoire et le spectateur. Le metteur en scène, l’auteur, qui fantasme cette histoire, qui la rêve, qui la raconte. La troisième femme, le troisième homme. L’œil extérieur. Le lecteur de Racine. J’ai voulu imaginer qu’il aimait à la fois Titus et Bérénice, qu’il aimait leur passion et la vivait par procuration. Peut-être tout cela a-t-il lieu dans sa tête à lui. On pourrait le croire tant il aime leur amour, tant il aime la beauté de leur amour. Leur séparation, c’est lui qui l’orchestrera. C’est lui qui racontera la fin de leur amour à tout trois. Autour d’eux, le monde se referme peu à peu. Les performeurs, d’abord doubles possible du trio en proie au début de l’amour et à sa fin. Puis métaphore du monde plein de norme et de règle qui pèse sur eux, les entrainant inéluctablement vers la cérémonie des adieux. Le monde c’est la raison. Le monde c’est le devoir. Le monde c’est les autres. Regarder, c’est le théâtre. Raconter. C’est l’histoire du deuil impossible d’un amour. C’est se demander si vivre ça n’est pas seulement s’aimer. Si s’aimer ça n’est pas fatalement se séparer. Si vivre ça n’est pas aussi mourir toujours peut-être de solitude peut-être d’amour.

 

Réservation obligatoire